Blog ? Non, blogue

Blog ? Non, blogue

 

Je n’ai que trop tardé.

Je découvre ce matin, grâce à une amie d’Illiers-Combray, le blog d’une canadienne, québécoise devrais-je préciser, consacré à ce cher Marcel.

Elle s’appelle Isabelle Dumas, enseigne à l’université de Montréal et s’affiche dans une blondeur explosive comme « curieuse, fonceuse et engagée à faire vivre, dans la mesure de ses moyens, la littérature ».

La blonde Isabelle Dumas à la barrière blanche (Photo de son blogue)

La blonde Isabelle Dumas à la barrière blanche (Photo de son blogue)

Je l’avais croisée lors du colloque automnal à Illiers-Combray. Et j’apprends qu’elle chronique donc sur la Toile. L’ayant mis en lien, je ne peux que vous inciter à y aller voir.

Vous remarquerez, comme moi, que son espace est qualifié de « blogue », soit « blog » francisé.

Attaché au respect du français de longue date, je sais ce que nos cousins d’Outre-Atlantique font pour la défense et l’illustration d’une langue que nous avons en partage. Durant mes années à France Inter, j’ai présidé la commission information de la Communauté des Radios Publiques de Langue Française, qui réunit Radio France, Radio Canada, la RTBF belge et la Radio Suisse Romande. Nos échanges m’ont offert la joie de me rendre ainsi plus d’une fois à Montréal, Liège ou Genève et d’y voir à quel point les étrangers nous donnent en permanence des leçons que nous devrions écouter.

Je m’en veux donc de ne pas avoir, d’entrée de site, opté pour « blogue ». Ce sera désormais mon choix ici. Je ne suis pas fishing for compliments, comme dirait Odette, mais je ne mépriserai pas les approbations.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

3 comments to “Blog ? Non, blogue”

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  1. Oui, c’est une bonne idée, ce « blogue », qui induit tout naturellement « bloguer », blogueuse »… Je l’adopte pour mon blogounet (qui lui aussi parle de Proust, aujour’hui, et j’aimerais savoir si vous êtes d’accord avec ce que j’y avance, cher Patrice !)

    …Mais pour le français défendu au Québec, légalement, je voudrais vous signaler, Patrice, deux « dérives » constatées là-bas :

    – la Charte qui a rendu le français obligatoire est généralement contournée, dès la porte des entreprises franchie. En caméra cachée, une journaliste s’est faite passer pour une demandeuse d’emploi, uniquement anglophone. Aucun des éventuels employeurs n’a fait la moindre remarque… Et mon beau fils qui travaille là-bas utilise uniquement l’anglais dans sa boîte de jeux vidéo.

    – Certes, le français s’affiche bien, par contre, dans les rues et les espaces publics. Mais c’est un français de vocabulaire, et qui ne respecte plus vraiment la grammaire et la syntaxe française. On « plaque » le vocabulaire français sur la syntaxe et la grammaire anglaise, ce qui donne parfois le vertige.

    Mais au moins, c’est vrai, le combat contre la mondialisation de l’américain est inscrit dans la loi…

  2. Je viens de m’apercevoir que le lien vers mon blogue ne marche pas. Or, j’y parle de Proust et cela peut éventuellement vous intéresser. Je le recopie donc :

    http://clopine.over-blog.com/

    merci !

    • Il y a bien de l’intelligence dans vos réflexions sur le « sens caché » et bien de la finesse guillerette dans votre écriture…

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