Le geste indécent de Gilberte, suite

Le geste indécent de Gilberte, suite

 

Que le Dr Hervé Darras, de Chartres, soit ici remercié. Non content de veiller à la santé de mes yeux, il est proustien et nos conversations n’en sont que plus riches.

L’autre jour, il n’a pas feint la surprise en apprenant que je n’avais pas vu le film de Raoul Ruiz, Le Temps retrouvé et m’a proposé de m’en prêter le DVD.

Je l’ai donc regardé chez moi en me disant que seuls des familiers de la Recherche pourraient y trouver de l’agrément, mais je ne suis pas critique de cinéma et ce n’est pas mon propos.

Dans sa « superbe évocation » (dixit la promo de la vidéo), le réalisateur franco-chilien offre à voir la scène du geste indécent de Gilberte lors de sa première rencontre avec le Héros à Tansonville. Dans une précédente chronique, je m’interrogeais sur ce dont pouvait être capable une adolescente de la fin du XIXe siècle.

Voici, en deux plans, la réponse de Ruiz.

Le geste indécent de Gilberte....

Le geste indécent de Gilberte….

... selon Raoul Ruiz.

… selon Raoul Ruiz.

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons donc deux hypothèses illustrées puisque, déjà signalé, dans sa BD, Stéphane Heuet propose ce geste esquissé.

Le geste indécent de Gilberte dessiné par Stéphane Heuet

Le geste indécent de Gilberte selon Stéphane Heuet

L’enquête se poursuit.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Le geste indécent de Gilberte, suite”

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  1. Euh, si je me souviens de l’âge des protagonistes (enfin, de quand j’étais morpionne, quoi), il me semble que l’hypothèse Ruiz est proche de la vérité, à un détail près. Dans la cour de récré de mes 8 ans, on passait l’index dans le cercle formé par le pouce et l’index de la main opposée, et on faisait glisser… J’avais deux frères aînés qui avait expliqué à ma jeune innocence ce que « ça voulait dire ». Mais j’en avais été particulièrement choquée. Je pense que, si c’est bien ce geste-là, c’était plutôt les garçons qui le pratiquaient. Dissimulation proustienne d’un geste déjà homosexuel ?

  2. « sa main esquissait » et non les deux. L’interprétation du réalisateur est ridicule.
    Pour moi elle lui fait simplement signe de le suivre, ce qui me parait tout à fait indécent lorsqu’il est destiné à un inconnu.

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