Fiche — Charlus, baron de (à compléter)

Charlus, baron de []

Aristocrate français

Personnage fictif.

(1839-1926) Âge Héros + 32 ans.

Palamède de Guermantes.

Baron de Charlus, duc de Brabant, damoiseau de Montargis, prince d’Oléron, de Carency, de Viazeggio et des Dunes.

Descendant en ligne directe de Lusignan, rois de Chypre ; prince d’Agrigente, descendant des Condé.

Plusieurs de ses titres viennent de la Maison de Lorraine par Thérèse d’Espinoy. sa bisaïeule, qui était la fille du damoiseau de Commercy.

Haut dignitaire de l’Ordre de Malte.

Petit-fils d’un académicien français.

Neveu de Mme de Villeparisis.

Frère de Basin, de Marie-Aynard et de Mlle de Guermantes.

Cousin de Gilbert, prince de Guermantes, du duc de Chartres, du roi de Hanovre.

Oncle de Robert de Saint-Loup et du prince de Léon.

Veuf d’une princesse de Bourbon.

Passe pour l’amant d’Odette (à Combray), pour un coureur de jupons (pour Saint-Loup), aimé un temps par la princesse de Guermantes.

Amant de Jupien, de Morel.

 

Surnoms :

Mémé pour les intimes,

Taquin le superbe pour sa belle-sœur,

Ma petite gueule pour Jupien,

L’homme enchaîné pour les fripouilles d’un hôtel de passe pour homosexuels.

 

Inspirations :

Jacques Doazan (1840-1907).

Aymery de La Rochefoucauld ().

Hubert Lyautey (1854-1934).

Robert de Montesquiou  (1855-1921).

Marcel Proust (1871-1922).

Boson de Sagan (1832-1910).

Oscar Wilde (1854-1900).

Le Vautrin de Balzac.

 

Préfiguration :

*Le marquis de Quercy (La Race maudite)

 

 

Cultivé, raffiné, pieux.

Homosexuel. On  dit « un Monsieur de Charlus », on parle de « chartlisme ».

Membre du Jockey Club, exclu pour sa conduite scandaleuse.

Antidreyfusard.

Mme Cottard le croit juif.

Jeune, il s’est passionné pour la Chine (IV)

Balzac

« tout de même un grand écrivain » (IV)

M. de Charlus (chez qui j’ignorais ces talents, bien que Mme de Guermantes, qui l’avait connu fort différent dans leur jeunesse, prétendît qu’il lui avait fait une sonate, peint un éventail, etc.) (IV)

[Art pratiqué au XVIIIe siècle par Watteau ou Boucher, la décoration d’éventails séduit, à la fin du XIXe, Gauguin, Renoir, Pissaro, Forain, Degas.]

Il sait découper un rôti comme personne (Brichot, V)

« Il paraît qu’il a un million à manger par jour » (VII)

 

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*— Je ne peux pas dire comme je trouve que Swann change, dit ma grand’tante, il est d’un vieux!» Ma grand’tante avait tellement l’habitude de voir toujours en Swann un même adolescent, qu’elle s’étonnait de le trouver tout à coup moins jeune que l’âge qu’elle continuait à lui donner. Et mes parents du reste commençaient à lui trouver cette vieillesse anormale, excessive, honteuse et méritée des célibataires, de tous ceux pour qui il semble que le grand jour qui n’a pas de lendemain soit plus long que pour les autres, parce que pour eux il est vide et que les moments s’y additionnent depuis le matin sans se diviser ensuite entre des enfants. «Je crois qu’il a beaucoup de soucis avec sa coquine de femme qui vit au su de tout Combray avec un certain Monsieur de Charlus. C’est la fable de la ville.»  (I, 23)

* j’avais entendu dire par notre voisine Mme Sazerat que Mme Swann le faisait pour plaire, non à son mari, mais à M. de Charlus, (I, 70)

*— Allons, Gilberte, viens; qu’est-ce que tu fais ? cria d’une voix perçante et autoritaire une dame en blanc que je n’avais pas vue, et à quelque distance de laquelle un monsieur habillé de coutil et que je ne connaissais pas, fixait sur moi des yeux qui lui sortaient de la tête; et cessant brusquement de sourire, la jeune fille prit sa bêche et s’éloigna sans se retourner de mon côté, d’un air docile, impénétrable et sournois.

Ainsi passa près de moi ce nom de Gilberte, donné comme un talisman qui me permettait peut-être de retrouver un jour celle dont il venait de faire une personne et qui, l’instant d’avant, n’était qu’une image incertaine. Ainsi passa-t-il, proféré au-dessus des jasmins et des giroflées, aigre et frais comme les gouttes de l’arrosoir vert; imprégnant, irisant la zone d’air pur qu’il avait traversée — et qu’il isolait — du mystère de la vie de celle qu’il désignait pour les êtres heureux qui vivaient, qui voyageaient avec elle; déployant sous l’épinier rose, à hauteur de mon épaule, la quintessence de leur familiarité, pour moi si douloureuse, avec elle, avec l’inconnu de sa vie où je n’entrerais pas.

Un instant (tandis que nous nous éloignions et que mon grand-père murmurait : «Ce pauvre Swann, quel rôle ils lui font jouer : on le fait partir pour qu’elle reste seule avec son Charlus, car c’est lui, je l’ai reconnu! Et cette petite, mêlée à toute cette infamie!») (I, 100-101)

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CATEGORIES : Personnage fictif/ AUTHOR : patricelouis

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