Après Illiers-Combray, ses alentours proustiens

Après Illiers-Combray, ses alentours proustiens

 

Vous avez aimé vous promener au pays de Léonie ? Je vous entraîne alors aux alentours. Dès demain, et pendant cinq jours, nous partons pour les communes d’Eure-et-Loir dans À la recherche du temps perdu. Sur dix-huit, la plupart sont fictives.

 

Par ordre alphabétique : Bailleau-le-Pin, Bailleau-l’Évêque, Bailleau-l’Exempt, Champieu, Châteaudun, Clairefontaine, Combray, Dreux, Jouy-le-Vicomte, Martinville-le-Sec, Méséglise-la-Vineuse, Montboissier, Novepont, Roussainville-le-Pin, Saint-André-des-Champs, Saint-Assises-lès-Combray, Thiberzy, Vieuxvicq.

 

Cinq y sont sous leur vrai nom : Bailleau-le-Pin, Bailleau-l’Évêque, Châteaudun, Dreux, Montboissier.

Deux existent sous un nom réel modifié d’une lettre : Méséglise, Vieuxvicq.

Toutes les autres sont pures inventions.

 

Il faut ajouter trois propriétés : Mirougrain, Montjouvain et Tansonville et un village pourtant non cité, Saint-Éman.

 

Revue de détails de lundi à vendredi.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

4 comments to “Après Illiers-Combray, ses alentours proustiens”

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  1. La plus célèbre (bien qu’inaccessible) des propriétés des alentours de Combray, je veux dire Guermantes, n’est-elle pas admissible à ce classement?

    • Pour être éligible, il faut se situer dans l’Eure-et-Loir — c’était pourtant spécifié, cher Fetiveau !
      Votre souhait n’en est pas moins légitime. Je l’avais d’ailleurs anticipé, le 15 janvier 2015, avec une chronique titrée Guermantes, Seine-et-Marne. N’avez-vous pas imprimé et relié mes œuvres complètes ? Bonne année à vous, auteur du premier commentaire de 2017.

  2. N’étant pas expert en proustologie, et aucun de ceux qui le sont ne venant à mon secours, je prends le risque de me faire à nouveau recadrer par le Fou de Proust au sujet du château de Guermantes.
    Selon ce que je lis à droite et à gauche, Proust avait été captivé par le nom magique de Guermantes, sachant bien que le château de ce nom était situé dans le pas encore 77, mais il semble que dans son esprit le château de Guermantes de la Recherche était celui de Villebon qui se trouve en Eure-et-Loir.
    Qui doit l’emporter, la pierre ou l’esprit?

  3. Quitte à vouloir visiter le château des Guermantes, mieux vaut se rendre, sans changer de département, à quinze kilomètres au nord d’Illiers-Combray. Vous voilà à Villebon. Sur place, vous ne verrez rien. Un mur de plusieurs kilomètres clôt le château, ses étangs et son parc peuplé d’une harde de daims. Il est même fort élevé à l’entrée. Seule une grille sur un flanc laisse apparaître au loin le château, édifice militaire de plan carré datant de la guerre de Cent ans.
    Heureusement, au printemps et en été, les portes s’ouvrent certains jours (http://www.chateauvillebon28.com/5.html). Avec un peu de chance, vous serez accueillis par le maître des lieux, Jean de La Raudière himself. Il vous montrera ses six tours crénelées, les douves toujours en eau qui l’entourent, le pont levis encore actif, la cour intérieure, la cuisine monumentale, les salles historiques…
    Villebon n’a été vendu que deux fois depuis sa construction et n’a abrité que quatre familles, les d’Estouteville, les Béthune Sully — le grand Sully (celui de « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France ») s’y éteint en 1641 —, les Pontoi-Pontcarré et les La Raudière. Une cinquième y a fictivement vécu, les Guermantes, puisque Proust s’est inspiré du lieu pour figurer leur demeure d’Eure-et-Loir.

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