Les tilleuls de Combray et de Berlin

Les tilleuls de Combray et de Berlin

 

Les deux cités ont au moins une artère bordée de tilleuls.

Pour celle née de l’imagination de Proust, c’est le boulevard de la Gare ; pour la capitale allemande, c’est la bien nommée Unter den Linden (traduction : Sous les tilleuls), qui abrite nombre d’institutions.

Ce serait du dernier chic que de boire une infusion de tilleul à Berlin en lisant Du côté de chez Swann.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

Les extraits :

* Nous revenions par le boulevard de la gare, […] l’odeur des tilleuls qui embaumait m’apparaissait comme une récompense qu’on ne pouvait obtenir qu’au prix des plus grandes fatigues et qui n’en valait pas la peine. De grilles fort éloignées les unes des autres, des chiens réveillés par nos pas solitaires faisaient alterner des aboiements comme il m’arrive encore quelquefois d’en entendre le soir, et entre lesquels dut venir (quand sur son emplacement on créa le jardin public de Combray) se réfugier le boulevard de la gare, car, où que je me trouve, dès qu’ils commencent à retentir et à se répondre, je l’aperçois, avec ses tilleuls et son trottoir éclairé par la lune. I

*« On a appris avec satisfaction dans les cercles bien informés, qu’une légère détente semble s’être produite dans les rapports franco-prussiens. On attacherait une importance toute particulière au fait que M. de Norpois aurait rencontré « unter den Linden » le ministre d’Angleterre, avec qui il s’est entretenu une vingtaine de minutes. VI

*[Charlus :] Et vous ne savez pas quel soldat est le soldat allemand, vous qui ne l’avez pas vu comme moi défiler au pas de parade, au pas de l’oie, unter den Linden. » VII

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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